lundi 9 avril 2018

Art-Paris 2018


Le Corbusier

C'est avec plaisir que je retrouve, presque chaque année, l'année dernière aux dates de la manifestation, j'étais au Japon, Art Paris que je trouve plus intéressant et plus sérieux que la FIAC moins enclin aux fariboles à la mode que cette dernière. Cette année c'était la vingtième édition d'Art-Paris et peut être une des dernières car comme la FIAC, Art-Paris se cherche une nouvelle adresse car dans les années à venir le Grand-Palais sera fermé pour de vaste travaux de réaménagement. Si il y a beaucoup de galerie du deuxième marché qui permettent de voir des oeuvres de grands noms, on y fait néanmoins quelques découvertes. Et c'est pour moi l'occasion de retrouver des artistes que j'aime comme Crémonini, Phil Shaw, Pierre et Gilles...


Huber





Cremonini



Sylvain Lefèbvre




Les oeuvres de Phil Shaw sont d'une élaboration complexe et d'une grande ingéniosité. Cette recherche et la minutie de la réalisation sont au service d'un humour cérébral qui se concrétise dans un résultat particulièrement esthétique. Toutes ses réalisations, du moins celles que je connais, ont comme matériau d'origine des livres. Le résultat semble à première vue être des photos de bibliothèques ou de morceaux de bibliothèque prises frontalement. Si vous passez vite devant cette accumulation, elle peut vous paraitre anodine. Vous conviendrez néanmoins qu'elle présente les dos de belles jaquettes de livres anglais des années 40, 50, mais si vous vous approchez vous vous apercevrez qu'il est impossible par exemple que "Guerre et paix" ait pu être vendu sous une couverture représentant un cosmonaute... L'artiste a donc créé des jaquettes qui ne correspondent pas aux titres présentés... Dans une autre oeuvre vous remarquez que la suite des titres raconte une histoire, dans encore une autre vous réalisez que chaque titre contient le nom d'une station du métro de Paris... Dans une quatrième que tous les titres qui existent vraiment commencent par les mêmes mots...




Wat Brown











Jan Voss






Je n'ai pas résisté au plaisir de vous infliger ce bel exemple de cuistrerie critique. Pour ma part mais je ne suis pas un intellectuel je me suis simplement dit, tient Rustin a trouvé la couleur avant de lâcher les pinceaux...




Gert van Velde





Dimitri Tsykolov




Pierre et Gilles


Hantai, 1951







Schneider




Arman















Di Rosa





Alechinsky

Chirico


A la recherche de David Hockney



Miotte








Paris, avril 2018


2 commentaires:

  1. Merci pour cette intéressante visite, avec le plaisir de retrouver quelques artistes que je connais et apprécie à commencer par Cremonini … d’autres qui m’ont surpris comme ce Le Corbusier plus séduisant que d’habitude, ou cet étonnant Hantaï de jeunesse surréaliste ... et quelques autres que je découvre avec curiosité.

    Vincent Gicquel son nom me disait quelque chose sans plus, alors j’ai un peu cherché, pour voir s’il était responsable de l’impressionnante "cuistrerie critique" de son cartel . Voilà ce que j’ai trouvé : http://www.letelegramme.fr/soir/vincent-gicquel-ma-peinture-c-est-comme-les-crepes-05-02-2018-11840760.php
    Son ton à lui est un peu différent, assez surprenant quand il dit : « Il y a beaucoup de poésie et d’humour dans mon oeuvre. Je veux dire aux gens : "Marrez-vous" ! » ... et un peu plus loin : «  l’art contemporain, ça ne veut rien dire ... Ma peinture, c’est comme les crêpes. Ce n’est pas grave de rien y connaître  » - sous entendu pour la goûter ...

    Enfin, j’aime beaucoup vos photos du lieu : celles où l’on voit la verrière ( la dernière en particulier ), et celle avec le rouge Arman. ou avec le photogénique jeune photographe.

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  2. A mon avis pour Hantai c'est ce que j'ai vu de meilleur de lui. Quand à Gicquel je ne vois pas bien son humour à moins de se fendre la pipe devant les toiles de Rustin mais il est vrai que je ne suis pas très sensible à l'humour.

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